En cas d'allergie, les conséquences d'une envenimation sont plus ou moins importantes.
La réaction allergique locale est la plus fréquente, dans sa forme la plus sévère elle peut atteindre les deux articulations voisines de la piqûre ou morsure. Elle augmente progressivement et atteint son maximum dans les 24 à 48 heures. Un oedème qui s'installe est à surveiller.
 
La réaction allergique générale ou anaphylaxie est plus rare.
Le plus souvent légère, uniquement cutanée ou muqueuse mais à distance de la piqûre (urticaire, angiodème), elle peut être accompagnée d'anxiété et de sensation de malaise. L'atteinte d'autres organes cibles en fait toute la gravité.
Il peut y avoir des signes ophtalmologiques (conjonctivite) mais aussi pharyngés et laryngés (oedème de Quincke), ceux là peuvent conduire à l'obstruction des voies aériennes supérieures.
Des signes pulmonaires avec bronchospasmes (crise d'asthme) ; des signes digestifs (diarrhées, douleurs abdominales, vomissements) ; des signes neurologiques avec confusion, anxiété extrême et sensation de mort imminente ; des symptômes comme la dysphagie (difficultés de déglutition), la dysphonie (difficultés de phonation), la dyspnée (difficultés respiratoires) sont des signes de gravité.
A l'extrême l'atteinte du système cardio-vasculaire réalise le choc anaphylactique avec collapsus (chute de la tension artérielle), pouvant conduire au décès en l'absence de thérapeutique d'urgence. L'arrêt cardiaque peut survenir brutalement, soit secondaire à l'hypoxie (manque d'oxygène) liée à l'atteinte pulmonaire, soit lié à la persistance du collapsus.